Région de haute altitude, ses vallées sont organisées
comme des arêtes de poisson avec comme axe principal, le Guil.
Qualifié de forteresse naturelle, l'accès se fait uniquement
l'hiver, par la route des gorges de Guillestre. Route dangereuse de
part les nombreuses chutes de pierres et souvent victimes des caprices
du Guil. L'été, il est possible d'y accéder par
le col de l'Izoard venant de Briançon, ou le col Agnel de la
vallée de la Varaita.
Large de 650 Km2, le parc naturel régional du
Queyras est né en 1977. Il fût l'aboutissement d'un projet
de rénovation rural entrepris par le SIVOM. (Syndicat intercommunal
à vocations multiples) dans les années soixante pour endiguer
la dégradation économique et démographique. On
recensait 8500 habitants en 1836 et moins de 1800 dans les années
soixante. Cette création du parc fût marquée par
la forte personnalité de Philippe Lamour.
Répondant à une charte renouvelable tous les dix ans,
le parc tient un grand rôle dans le renouveau économique
du Queyras. Il a pour objectif de :
- Protéger et de mettre
en valeur des patrimoines naturels, culturels et paysagers
- Soutenir l'activité
économique et sociale
- Aménager le territoire
- Accueillir le public et
le sensibiliser à l'environnement
Son financement provenant de la région,
de l'état, du département et des communes, il a un budget
d'environ 3 millions de francs par an, employant ainsi 10 agents permanents
et 6 saisonniers.
Comptant 2500 habitants en 1996 dans le Queyras, nous pouvons dire aujourd'hui
que le parc rempli son rôle de protecteur du site et celui du
développement économique en faisant vivre de nombreux
agriculteurs, artisans et professionnels du tourisme.
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