Pour salimenter,
le chamois n'est pas très difficile et son estomac supporte des
aliments très ligneux. Il a de plus très peu de besoins
hydriques, les végétaux dont il se nourrit comblant ses
besoins en eau. Il paraît qu'il lèche également
la neige. Il fréquente en outre avec assiduité les "liches".
Ce sont des salines naturelles, des endroits suintants chargés
de sels minéraux dont il est très friand comme tous les
bovidés et parfois même s'y rend plusieurs fois par jour
Lorsque des salines sont aménagées par l'homme, le chamois
s'y rend sans complexe.
Le
mâle
Il est bien plus "massif" que la femelle, cependant
le museau paraît tronqué contrairement à celui de
la femelle plus allongé. Les cornes sont généralement
plus épaisses, plus divergentes et surtout plus refermées.
Le poitrail plus fort du mâle lui donne une allure fière
et, chez l'individu de plus de 4 ans, on aperçoit un pinceau
de poils péniens (pénis). Lorsqu'il se trouve en compagnie
de la harde (troupeau), toutes ces différences sont flagrantes.
La
chèvre
La femelle du chamois est quant à elle plus fine
de tête et ses cornes sont plus effilées et moins divergentes.
Ces détails ainsi que son cou nettement moins large lui confèrent
une allure gracile. Elle dépasse rarement 35 kg tandis que le
mâle peut atteindre exceptionnellement à la belle saison
plus de 60 kg! (généralement 40 à 50 kg).
Le
chevreau ou cabri
Issu de
la dernière mise-bas, il est aisé à reconnaître
car il ne possède selon la saison que de toutes petites cornes
ou même, les premières semaines après sa naissance,
de petites bosses comme des dents prêtes à percer. Il est
velouté et court sur pattes. Les cabris sont très joueurs!
Ils sont toujours accompagnés de leur mère, parfois également
de leurs grandes surs.
Les
éterlous et éterles
On les
appelle ainsi dans le Queyras. Ce sont les jeunes de plus d'un an. Ils
sont violemment écartés avant la nouvelle mise-bas de
leur mère (en tous cas pour les mâles) et ce jusqu'à
la fin du sevrage du chevreau. Les jeunes mâles se retrouvent
ainsi ensemble à errer. Ils se laissent approcher parfois à
quelques mètres. Ils retrouveront bien vite leur crainte "héréditaire".
Les femelles ne sont pas toujours "rejetées" et accompagnent
parfois leur mère et leur jeune "frère ou sur".
La harde
est le "troupeau" de chamois. Elle est le plus souvent composée
de 30 à 50 individus. Des chèvres, leurs chevreaux, des
éterles et éterlous de deuxième et troisième
génération, et de la bréhaigne.
La bréhaigne est une femelle stérile jouant le rôle
de "mamie-traffic" qui conduit la harde et décide de
litinéraire. Cest un poste important, pour traverser
les couloirs avalancheux par exemple. Le chamois a visiblement un sixième
sens en ce qui concerne les avalanches.