Le bassin du Guil, axe
de convergence des plus hautes vallées habitées d'Europe,
forme le centre de ce bastion isolé: impétueuse à
sa source, la rivière traverse, nonchalante, la haute vallée
verdoyante de ce bassin, avant de s'enfoncer, sévère,
dans son canyon inférieur, la combe du Queyras, puis roule en
bouillonnant au fond des Gorges de Guillestre. Dans la partie occidentale
du massif, les paysages taillés dans diverses masses calcaires
ocres, violettes et roses sont contrastés. À l'Est, le
Haut Queyras, composé de schistes lustrés par les glaciers,
s'adoucit en de vertes vallées largement ouvertes et accueillantes.
L'habitat et les cultures se rassemblent sur les adrets (versants les
plus ensoleillés des vallées), tandis que les ubacs (versants
les moins exposés) se couvrent de vigoureuses forêts qui
poussent jusqu'à 2 500m, au-delà s'étendent les
pelouses alpines. La période végétative y est très
courte puisqu'elle ne dépasse pas 150 jours.
L'activité humaine
est tournée vers l'agriculture et plus particulièrement
vers l'élevage ovin ce qui génère aussi un problème
de surpâturage des pelouses alpines. L'essor du tourisme permet
de compléter cette activité agricole.
Ce massif est un territoire
d'une grande richesse humaine, historique et écologique.